les années soixante
Dans les années soixante l’Hôpital Lommelet est caractérisé par son organisation de type hôpital village avec une exploitation agricole de quarante hectares de terre agricole, une étable de quarante vaches laitières, une porcherie avec trois cent porcins, une basse cour avec plus de mille volailles.
On trouve aussi un jardin potager, une cuisine avec boucherie et pâtisserie, une buanderie avec une lingerie, une boulangerie ; des ateliers d’ergothérapie qui regroupent la maçonnerie, la menuiserie, la peinture, l’électricité, la forge, la plomberie.
Un jardin d’agrément avec des animaux ( biches, moutons)dans un parc clôturé.
Les malades participent donc aux activités sous l’impulsion des frères afin qu’il retrouve leur cadre de vie avant l’hospitalisation.
Ce sont les frères qui occupent les postes à responsabilités : directeur, économe, chefs de service, surveillants chefs. Ils assurent les services de garde jour et nuit. De plus ils ne perçoivent aucune indemnité liée à leur travail. Les ressources sont assurées par le prix de journée en raison du statut de faisant fonction de public.
L’hôpital est divisé en quartiers de spécialités comprenant de 100 à 120 malades
Les admissions : Saint Roch, les alcooliques, les épileptiques, les syphilitiques
les malades dangereux : saint Raphael, les tuberculeux : Saint Jean Baptiste, les grabataires encore appelés ‘les petits mentaux’, un service payant : De Magallon.
On trouve aussi un service de soins somatiques avec le plateau technique qui comprend ECG, EEG, Radio, dentiste, salle d’opération.
Une série de cartes postales sont émises et vendues dans l’enceinte de l’hôpital.
A partir des années 60 on va passer d’une législation asilaire de l’hôpital psychiatrique à la politique de secteur qui est le reflet d’une nouvelle conception des soins.
Ces nouvelles orientations s’ajoutant à la loi de 1969 sur la bi sexualisation des services vont avoir des conséquences importantes sur l’orientation de cet établissement. Ce dernier point ne prendra effet que dans l’année 1972.
Dans le Pas de Calais, la sectorisation se met en place par la création de dix huit secteurs. Six services vont être créés à Lommelet afin de se les répartir avec chacun trois secteurs.
L’hôpital ne dispose pas à l’époque de structures extra hospitalières exceptées des consultations d’hygiène mentale.
L’hôpital est situé hors du département du Pas de Calais. Certains secteurs en sont à plus de 100km, ce qui est source de perte de temps pour l’équipe soignante et des coûts importants pour les familles dont les situations financières sont souvent modestes.
Service 1 Dr Cornavin Service 4 Dr Darondel
Un secteur de LENS Un secteur de BULLY LIEVIN
Deux secteurs d’ARRAS Un secteur d’HESDIN MONTRUEIL
Un secteur de BOULOGNE
Service 2 Dr Vanecloo Service 5 Dr Delahousse
Un secteur de ‘HENIN BEAUMONT Un secteur de ST OMER
Un secteur de LENS Un secteur de BETHUNE
Un secteur de BOULOGNE Un secteur de BRUAY
Service 3 Dr Heurtier Service 6 Dr A HEURTIER
Un secteur de CALAIS Un secteur de CALAIS
Deux secteurs de BRUAY en ARTOIS Un secteur de LENS
Un secteur de BETHUNE Un secteur d’ARRAS
L’hôpital ne dispose pas de structure extra hospitalière exceptés les dispensaires d’hygiène mentale. Les religieux n’ayant pas perçus la nécessité de créer des structures nouvelles certainement en raison de l’éloignement géographique.
La bi sexualisation des services n’était pas non plus à l’ordre du jour notamment en raison du statut de l’ordre qui n’envisageait pas de soigner des malades femmes ou de travailler avec des soignants de sexe féminin.
Nous pouvons reprendre les éléments statistiques au 31 décembre 1960
| Effectif du personnel : | 294 |
| Services administratifs | 14 |
| Service médical | 8 |
| Aumônerie | 2 |
| Services para médicaux | 7 |
| Services soignants | 174 |
| Conciergerie | 5 |
| Services économiques et généraux | 77 |
| Services agricoles | 9 |
Nous avons 300 membres du personnel dont 8 médecins et 174 soignants ;14 personnels administratifs pour 1300 hospitalisés soit environ 1 pour 4.
Les patients sont repartis selon 7 services adultes et un service enfant. Les distinctions ne relèvent pas de la nosographie psychiatrique , mais de troubles généraux du comportement ou de pathologies somatiques
Les services portent pour la plupart de nom de Saints par exemple Saint Charles pour les gâteux ou Saint Luc pour le Service d admission.
Dans ces années 60 d’autres travaux sont réalisés
Le bâtiment central est complètement rénové avec la suppression des grands dortoirs et la création d’unir\tes de soins par boxage, aménagements de chambres et installations sanitaires.
L’aile gauche du bâtiment central est agrandit de avec une construction neuve de deux étages. L’amélioration des conditions de vie en réponse aux exigences des nouvelles lois se manifeste par des travaux dans l’hôpital. Les grands dortoirs sont supprimes. De petites unités de soins sont créés , les chambres sont aménagées.
Nous observons un changement important dans la façon de concevoir un hébergement des personnes soignées qui a évolué du dortoir de cent lits aux chambres doubles.
Les soignants ont un rôle éducatif, par exemple les infirmiers apprennent à écrire aux patients. Un centre social est construit avec l’aide des patients. Il comprend une salle de sport, une piscine, une salle de cinéma de six cent places, un bar. Des locaux accueillant un salon de coiffure, une bibliothèque sont aménagés.
De plus un terrain de football jouxte ce bâtiment
La ferme de l’établissement est détruite par un incendie et la porcherie est entièrement reconstruite.
Dans les années soixante l’Hôpital Lommelet est caractérisé par son organisation de type hôpital village avec une exploitation agricole de quarante hectares de terre agricole, une étable de quarante vaches laitières, une porcherie avec trois cent porcins, une basse cour avec plus de mille volailles.
On trouve aussi un jardin potager, une cuisine avec boucherie et pâtisserie, une buanderie avec une lingerie, une boulangerie ; des ateliers d’ergothérapie qui regroupent la maçonnerie, la menuiserie, la peinture, l’électricité, la forge, la plomberie.
Un jardin d’agrément avec des animaux ( biches, moutons)dans un parc clôturé.
Les malades participent donc aux activités sous l’impulsion des frères afin qu’il retrouve leur cadre de vie avant l’hospitalisation.
Ce sont les frères qui occupent les postes à responsabilités : directeur, économe, chefs de service, surveillants chefs. Ils assurent les services de garde jour et nuit. De plus ils ne perçoivent aucune indemnité liée à leur travail. Les ressources sont assurées par le prix de journée en raison du statut de faisant fonction de public.
L’hôpital est divisé en quartiers de spécialités comprenant de 100 à 120 malades
Les admissions : Saint Roch, les alcooliques, les épileptiques, les syphilitiques
les malades dangereux : saint Raphael, les tuberculeux : Saint Jean Baptiste, les grabataires encore appelés ‘les petits mentaux’, un service payant : De Magallon.
On trouve aussi un service de soins somatiques avec le plateau technique qui comprend ECG, EEG, Radio, dentiste, salle d’opération.
Une série de cartes postales sont émises et vendues dans l’enceinte de l’hôpital.
A partir des années 60 on va passer d’une législation asilaire de l’hôpital psychiatrique à la politique de secteur qui est le reflet d’une nouvelle conception des soins.
Ces nouvelles orientations s’ajoutant à la loi de 1969 sur la bi sexualisation des services vont avoir des conséquences importantes sur l’orientation de cet établissement. Ce dernier point ne prendra effet que dans l’année 1972.
Dans le Pas de Calais, la sectorisation se met en place par la création de dix huit secteurs. Six services vont être créés à Lommelet afin de se les répartir avec chacun trois secteurs.
L’hôpital ne dispose pas à l’époque de structures extra hospitalières exceptées des consultations d’hygiène mentale.
L’hôpital est situé hors du département du Pas de Calais. Certains secteurs en sont à plus de 100km, ce qui est source de perte de temps pour l’équipe soignante et des coûts importants pour les familles dont les situations financières sont souvent modestes.
Service 1 Dr Cornavin Service 4 Dr Darondel
Un secteur de LENS Un secteur de BULLY LIEVIN
Deux secteurs d’ARRAS Un secteur d’HESDIN MONTRUEIL
Un secteur de BOULOGNE
Service 2 Dr Vanecloo Service 5 Dr Delahousse
Un secteur de ‘HENIN BEAUMONT Un secteur de ST OMER
Un secteur de LENS Un secteur de BETHUNE
Un secteur de BOULOGNE Un secteur de BRUAY
Service 3 Dr Heurtier Service 6 Dr A HEURTIER
Un secteur de CALAIS Un secteur de CALAIS
Deux secteurs de BRUAY en ARTOIS Un secteur de LENS
Un secteur de BETHUNE Un secteur d’ARRAS
L’hôpital ne dispose pas de structure extra hospitalière exceptés les dispensaires d’hygiène mentale. Les religieux n’ayant pas perçus la nécessité de créer des structures nouvelles certainement en raison de l’éloignement géographique.
La bi sexualisation des services n’était pas non plus à l’ordre du jour notamment en raison du statut de l’ordre qui n’envisageait pas de soigner des malades femmes ou de travailler avec des soignants de sexe féminin.
Nous pouvons reprendre les éléments statistiques au 31 décembre 1960
| Effectif du personnel : | 294 |
| Services administratifs | 14 |
| Service médical | 8 |
| Aumônerie | 2 |
| Services para médicaux | 7 |
| Services soignants | 174 |
| Conciergerie | 5 |
| Services économiques et généraux | 77 |
| Services agricoles | 9 |
Nous avons 300 membres du personnel dont 8 médecins et 174 soignants ;14 personnels administratifs pour 1300 hospitalisés soit environ 1 pour 4.
Les patients sont repartis selon 7 services adultes et un service enfant. Les distinctions ne relèvent pas de la nosographie psychiatrique , mais de troubles généraux du comportement ou de pathologies somatiques
Les services portent pour la plupart de nom de Saints par exemple Saint Charles pour les gâteux ou Saint Luc pour le Service d admission.
Dans ces années 60 d’autres travaux sont réalisés
Le bâtiment central est complètement rénové avec la suppression des grands dortoirs et la création d’unir\tes de soins par boxage, aménagements de chambres et installations sanitaires.
L’aile gauche du bâtiment central est agrandit de avec une construction neuve de deux étages. L’amélioration des conditions de vie en réponse aux exigences des nouvelles lois se manifeste par des travaux dans l’hôpital. Les grands dortoirs sont supprimes. De petites unités de soins sont créés , les chambres sont aménagées.
Nous observons un changement important dans la façon de concevoir un hébergement des personnes soignées qui a évolué du dortoir de cent lits aux chambres doubles.
Les soignants ont un rôle éducatif, par exemple les infirmiers apprennent à écrire aux patients. Un centre social est construit avec l’aide des patients. Il comprend une salle de sport, une piscine, une salle de cinéma de six cent places, un bar. Des locaux accueillant un salon de coiffure, une bibliothèque sont aménagés.
De plus un terrain de football jouxte ce bâtiment
La ferme de l’établissement est détruite par un incendie et la porcherie est entièrement reconstruite.