La formation des infirmiers par le pharmacien de l’hôpital à partir des années 40

Publié le par pdeconstanza

La formation des infirmiers par le pharmacien de l’hôpital à partir des années 40.

Les premiers gardiens avaient déjà travaillé dans les usines KULMANN ou DECOVILLE. Certains couchaient dans les services. Il fallait les prendre comme ils étaient. Ils étaient formés sur le tas.

Pour les soignants on a posé de plus en plus d’exigences A la libération le Dr BERNARD leur a donné une formation. Au début il fallait se mettre à leur portée. A l’époque on avait beaucoup de services avec des activités manuelles par exemple la fabrique de wassingues et de balais…pour ceux qui étaient allergiques au soins.

On a découvert chez un malade des problèmes de peau ; après avoir pensé à une tuberculose, il s’est avéré qu’il s’agissait de la lèpre. Aucun soignant ne voulait s’en approcher. Un jour ou il a fallu faire une Numération Formule. J’y suis allé avec un gardien et je lui ai expliqué que la contamination ne se fait que par les mains et qu’il suffisait de les laver après les soins.

Les premières années, j’ai travaillé jusqu’avec cinq malades que j’ai choisi.

On donnait au comptoir le tabac et les cigarettes, l’eau de javel, le savon liquide.

Les malades étaient contents de travailler. Il y avait le pécule

Le nommé Foulon portait des fûts de plusieurs dizaines de kilos

Je me souviens de Georges qui m’aidait.

Un jour la famille demande si elle peut le reprendre car il y avait une place à la jardinerie de la ville de Bruay. Il est revenu plus tard car ayant été licencié, il s’est mis à boire….

Le nommé Dédé, un autre aide, était un jour appuyé, somnolent sur le comptoir. En fait, il avait une tumeur qui lui compressait le bulbe rachidien. Opéré, il a pu sortir et a trouvé un travail comme ouvrier agricole prés de Boulogne

Les préparateurs en pharmacie

Il fallait de 3 à 5 ans pour obtenir le diplôme de préparateur  et seulement 2 ans pour devenir infirmier et le salaire était meilleur. Donc les électriciens, les secrétaires, les assistantes sociales passaient ce diplôme d’infirmier psychiatrique.

Avant la guerre la rémunération des employés dépendaient du bon vouloir des frères. Il existait une jalousie avec les autres établissements. Par exemple quand on augmentait à Armentières, il fallait faire de même à Lommelet. Ceci à amener à mettre les salariés sur la même grille que les fonctionnaires pour éviter toute ambiguïté.  

 

En ce qui concerne la comptabilité, c’est un hospitalisé, ancien capitaine de l’armée qui a mis en route le plan comptable.

 

Publié dans LOMMELET

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