1947-1960

Publié le par pdeconstanza

L’APRES GUERRE

 

Le 20 juillet 1947 grande fête de la gymnastique à Lommelet. C’est au son vibrant des cliques et fanfares des sociétés de gymnastiques des paroisses voisines qu’eut lieu l’entrée triomphante de ces sociétés dans l’immense propriété de la maison’. Pendant l’après midi, ce ne fut qu’une succession de concerts, de mouvements d’ensemble, pour terminer par d’étonnantes pyramides qui soulevèrent l’enthousiasme des nombreux spectateurs. Le  comptoir de ventes gâteaux, boissons, etc.. ne cessèrent pas d’être visités. 

 

En 1948, un nouveau moulin est construit.

 

Le 18 juin 1848, changement d’adresse de Lommelet. Comme la rue s’appelle dorénavant rue du général Leclerc, au lieu de l’hôpital  psychiatrique Saint Jean de Dieu,179 rue de Lille à Saint André il faut écrire hôpital psychiatrique Saint Jean de Dieu, 155 rue du général Leclerc à Saint André. 

 

Le dimanche 11 juillet visite de Robert Schumann président du conseil des ministres

Le 28 septembre 1948 livraison des Usines Renault d’une ambulance.

 

Le 3 novembre 1949, l’équipe du LOSC viennent faire un match d’entraînement avant de rencontrer Toulouse devant les pensionnaires et de nombreux invités.

 

Dans les années 40 l’argent distribué consiste en des pièces fabriquées à l’hôpital qui servait  à se procurer des biens uniquement au guichet de la dépense dans le couloir des cuisines.

 

Histoire de F LEPOIX entré en 1953 à Lommelet. Titulaire d’un CAP de bottier, je  souhaitais seconder Alexandre le cordonnier dont le travail consiste à réaliser et réparer les chaussures et les ceintures des malades. Cet homme logeait dans le fond du dortoir des Prêtres. Il vivait avec les malades, jouait aux cartes avec eux.

Le Dr Herbaux a tenté vainement d’appuyer ma candidature, ce qui a choqué les frères.

J’ai été convoqué pour passer la visite médicale un dimanche matin après la messe.

 J’ai commencé en service des tuberculeux Bienheureux Jeangrande

Avant, j’ai effectué mon service militaire deux ans dans le sanatorium Bir Hakeim, j’étais donc bien vacciné.

La première journée, j’ai été accueilli par le frère Marius qui était une grande figure de Lommelet en raison de son sens humain. C’est lui qui m’a donné le goût de travailler dans cet esprit et j’ai donne et reçu beaucoup d’amour de la part des malades.

Au début, en tant que garçon de sale j’ai nettoyé par terre puis j’ai suivi les cours pendant 2 ans pour devenir infirmier. J’ai obtenu ma carte professionnelle d’infirmier autorisé le 22 juin 1956.

 

J’ai d’abord travaille sans diplôme puis j’ai fait la formation à l’école. Les formateurs étaient le frère Théophane,  les Dr CORNAVIN et VANECLOO, le Pr. COMBEMOL.

On m’a nommé  surveillant en 1964 puis surveillant chef de la troisième section le 1 novembre 1971 et  à la direction générale le 1 mars 1983.

Les cours se composaient de leçons d’anatomie, d’hygiène, les bandages, de notions sur les maladies mentales, les conduites à tenir. Il y avait aussi des cours pratiques.

Les cours se faisaient sur le temps de travail ou l’après-midi sur le temps libre. A l’examen le jury était composé du Frère Théophane pour la partie pratique et pour la partie théorique d’un médecin de Lommelet et un autre d’Armentières. Il fallait répondre à une question sur copie cachetée une vingtaine d’élèves ont passe l’examen et ceux qui n’étaient pas reçu pouvaient redoubler  ou travailler comme aide-soignant.

 

Les malades tuberculeux étaient difficiles en raison du mélange de toutes les pathologies (caractériels, épileptiques, débiles profonds…)

 

Talairach pratiquait la psychochirurgie dans d'autres hôpitaux psychiatriques, comme à Lommelet, «dans des conditions étonnamment rudimentaires pour celui qui devait devenir le père de la stéréotaxie», écrit Gérard Blès, interne du docteur Paul Bernard en 1952 et témoin oculaire.

Publié dans LOMMELET

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