1837-1839

Publié le par pdeconstanza

30 novembre 1837, à M. le Préfet de la Somme

… la journée d’entretien et de traitement est fixée à 1 franc par jour

… les aliénés y sont traités convenablement et y reçoivent tous les soins qu’on peut attendre d’hommes     qui se dévouent à ce service par motif religieux de la Charité, deux médecins visitent alternativement cet établissement.

Cette maison est placée sous la surveillance de l’autorité administrative.

 

En 1841 une nouvelle propriété est acquise à Mr Dehaut-Mathon ainsi qu’une ferme dans le but d’y élever du bétail. Une maison pour le médecin est construite.

 

L’établissement  qui accueille une centaine de malades est administré par 24 religieux. La population s’est accrue rapidement en raison de la décision de l’Asile de Saint Venant (1844) de ne plus accueillir d’hommes et de les placer d’office à Lommelet.

 

Un bâtiment spécial est construit pour les agités et les épileptiques en 1845 suivi par l’achat de la ferme Delattre, une ancienne genièvrerie.

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En 1838 le gouvernement français s’émeut des conditions de vie des fous errants. Il visite une maison tenue par les frères à Lyon. Paul de Magallon est ensuite reçu à la Chambre Haute pour exposer les idées et  méthodes des Frères Hospitaliers. 

 

La nouvelle loi du 30 juin 1838 stipule que ‘chaque département est tenu d’avoir un établissement public ou privé soit dans ce département soit dans un autre spécialement destine à cet effet’ Elle fixe les modalités d’entrée et de sortie et protége les biens des malades pendant  leur internement.  Le fou est maintenant considéré comme un malade qui nécessite des soins et sera traité par la psychiatrie.

 

Même s’il est privé, Lommelet sera tenu de respecter la Loi notamment les dispositions concernant les conditions de placement en Placement Volontaire ou d’Office. Un  registre est tenu et les certificats de vingt quatre heures et de quinzaine sont rédigés.

 

 

On peut constater  que trois documents sont nécessaires grâce à un exemple   d’hospitalisation d’office :

 

La  demande de la famille est formulée comme suit :  ‘je soussignée, Marguerite, Joséphine, âgée de 51 ans, ….., prie monsieur le directeur des frères hospitaliers de saint jean de Dieu de Lommelet prés Lille, d’admettre dans son établissement , le sieur Adolphe, joseph J….mon mari, ancien percepteur des contributions directes, age de 49 ans, de la commune de la Ferté Chevresies pour  y être traite d’aliénation mentale dont il est atteint’. Le 9 novembre 1858.

 

Enfin Le préfet de Police arrête que :

- vu l’article 18  de la loi du 30 juin 1838

- vu son arrêté du  8 courant ordonnant le placement dans l’asile privé du Dr Archambault de Mr J…

- vu la demande de Monsieur Mabou, juge d’instruction, de faire transférer le dit J…dans l’asile de Lommelet,

- vu le certificat du docteur,  avons arrête ce qui suit :Mr J…sera transféré dans l’asile de Lommelet.

 

Le  médecin, lui déclare que le patient, âgé de 48 ans, percepteur, est entré le 26 octobre 1846 dans son établissement privé est sorti le 18 août 1848 atteint de manie chronique avec hallucinations continuelles de la vue, de l’ouie et de la sensibilité et que dans cet état le séjour du malade dans un établissement…..

 

En 1839 une ordonnance Royale (Louis Philippe) exécutant la Loi du 30 juin 1838 dispose que les établissements publics sont administrés par des directeurs sous l’autorité du ministère de l’intérieur et de Préfets.

 

22 septembre 1839, courrier du Préfet du Pas de Calais au Préfet du Nord.

On a désigné spécialement l’établissement de Lommelet comme pouvant recevoir les hommes aliénés du Pas-de-Calais. … si on y emploie les moyens médicaux propres à amener la guérison des malheureux qui y sont placés , enfin s’il pourrait recevoir 80 à 100 aliénés du Pas-de-Calais ( en attendant la démolition du vieux quartier qui doit recevoir des aliénés ) ; la maison contient-t-elle des locaux suffisants pour recevoir 80 à 100 aliénés du Pas-de-Calais ? 

Publié dans LOMMELET

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